vendredi 16 avril 2021

Par la Fondation Abbé Pierre Auvergne-Rhône Alpes

Le mal logement dans notre région

 

Quelques chiffres
 
A l’occasion de son éclairage régional 2021, la Fondation Abbé Pierre présente quelques chiffres concernant la situation du logement dans la région :
  • En 2020 la France comptait 300 000 sans domicile fixe
  • Le nombre des sans domicile fixe a doublé entre 2012 et 2019
  • En 2019, 18 500 personnes étaient dépourvues de domicile propre dans la métropole lyonnaise
  • En 2020, le nombre d’allocataires du RSA a augmenté de 11% dans la région, soit 17 000 personnes supplémentaires
  • En 2019, 14 000 décisions d’expulsions de logement ont été prononcées
  • 220 000 ménages attendent un logement social alors que le nombre de logements sociaux proposés diminue chaque année.
  • En 2021, dans la métropole de Lyon, sur 9 demandeurs, 1 seul se verra attribuer un logement 

  

Photos Henri BRANCIARD

https://www.youtube.com/watch?v=tpA_1mYN52c



Les collectifs citoyens

La Fondation Abbé Pierre souligne l’émergence de collectifs de citoyens qui se sont développés dans la région pour répondre aux besoins des personnes en errance ou en grande difficulté pour accéder à un toit, se nourrir et se laver, scolariser les enfants, être accompagné dans diverses démarches administratives.

https://www.youtube.com/watch?v=w75GNjdYjTQ


lundi 5 avril 2021

L’informatique, outil incontournable pour l’apprentissage

 « Célaclass », vous connaissez ?

Dimanche 21 mars, du nouveau à Feyzin

Un squat prévu pour durer un peu, des collégiens en difficulté scolaire avec des besoins informatiques évidents, une crise sanitaire qui accentue les inégalités, il n’en fallait pas davantage pour qu’une des fondatrices de C.L.A.S.S.E.S. lance l’idée d’un lieu dédié à une formation contre la fracture numérique au sein même du lieu de vie des enfants et des adultes…

Le projet séduit le médiateur scolaire et les bénévoles intervenant sur les deux squats de l’Ouest lyonnais, ils relèveront le défi. L’un des squats, une ex-école, pourrait ainsi retrouver sa fonction première, être un lieu d’apprentissage…

Présentée aux habitants, cette idée novatrice emporte immédiatement leur adhésion. Participant ainsi à l’amélioration du lieu, ils acceptent de céder une « pièce à vivre » en échange des bénéfices qu’apportera cette salle d’activités pour laquelle on imagine déjà de multiples utilisations.

Emmaüs Connect avec qui nous avons déjà travaillé depuis le premier confinement donne des ordinateurs portables et un accord est passé pour une formation prochaine.

Mais, le local est loin d’être utilisable en l’état : il faudra casser, déblayer, peindre, mettre en conformité l’alimentation en eau et l’installation électrique, décorer, embellir, meubler,…

Heureusement le projet enchante tout le monde et les bonnes volontés ne manquent pas : membres de C.L.A.S.S.E.S., habitants du lieu, inter-squatteurs, scouts de la commune voisine, participants de l’atelier peinture hebdomadaire, étudiants de l’école Centrale Lyon ne ménagent pas leurs efforts et rendent la salle opérationnelle pour l’arrivée du printemps.

Dimanche 21 mars, c’est l’inauguration dans un froid glacial malgré le soleil, mais tout est là pour réchauffer les coeurs : les invités, un atelier peinture et les artistes qui défilent, la musique et les chants, ancien et actuelle président.es de C.L.A.S.S.E.S. qui se croisent, et l’impatience des enfants souriants en attente des premières leçons…

 


En quelques semaines, la salle abandonnée est devenue « Célaclass », bien repérée par les occupants qui dès le lendemain font le ménage devant la porte.

Beaucoup d’ambition pour « Célaclass » qui outre les ateliers informatique pourrait accueillir des cours de français, du soutien scolaire, de l’art-thérapie ou encore des rendez-vous avec des professionnels, tant que durera le squat dont nous souhaitons la fin avec l’insertion des familles dans un parcours de vie « normale ».

Photos Arts et Développement et C.L.A.S.S.E.S.

Merci à tous les « bricolartistes » pour ce projet réussi !
Une pensée particulière pour Berthe, Sebastiàn et Georges de C.L.A.S.S.E.S.,
Isabelle et Jacques d’Arts et Développement
Sans eux rien n’aurait été possible …


dimanche 4 avril 2021

NON A LA DISCRIMINATION …

Ça commence à l’école…


La Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) est reconnue dans la quasi-totalité des pays membres des Nations Unies. Rappelons quelques points particuliers :

  • LE DROIT D’ALLER A L’ECOLE…

C.L.A.S.S.E.S. le défend depuis sa création, c’est le fondamental de son existence.

  • LE DROIT A L’EGALITE SANS DISTINCTION DE RACE… 
  • LE DROIT A LA COMPREHENSION ET A L’AMOUR DES PARENTS ET DE LA SOCIETE… 
  • LE DROIT D’ÊTRE PROTEGE DE LA VIOLENCE ET DE LA MALTRAITANCE…

Cela semble évident…

Alors pourquoi des enfants étrangers, qui vivent dans une extrême précarité, qui sont forcément différents par divers aspects mais aussi très fragiles, pourquoi ces enfants sont-ils discriminés ?
Accusés d’être mal habillés, sales, de sentir mauvais, d’avoir des parents délinquants…
Victimes de paroles blessantes, de violences morales et physiques, voire de maltraitance de la part d’autres enfants dits « normaux », au point de renoncer à l’école alors que leur seule volonté et celle de leurs parents est la réussite scolaire pour un avenir meilleur…

Ces situations sont fréquentes partout en France et tout près de chez nous/vous, dans l’école de nos/vos enfants.

Les enfants dits « normaux » ne sont pas nés mauvais, ils répètent les paroles entendues,
reproduisent les comportements dont ils ont été témoins.
Nous adultes, nous sommes leur modèle…
Notre devoir est de leur expliquer l’enrichissement de chacun par les différences de l’autre…

Nous adultes, parents, enseignants, amis ou voisins, … Pourquoi ne pas être pour les enfants un exemple de tolérance et de vivre ensemble ? Les enfants sont les adultes de demain, quel monde voulons-nous pour eux ? Nous sommes tous responsables de la qualité de leur monde d’adultes…

APPRENONS AUX ENFANTS LA TOLERANCE…
EXPLIQUONS-LEUR LE POURQUOI DES DIFFERENCES…

AIDEZ-NOUS A FAIRE RESPECTER LES DROITS DE L’ENFANT…

Le 4 septembre 2020, le Parlement européen publiait un communiqué de presse pour que l’intégration des Roms dans l’Union européenne soit facilitée, l’une des propositions étant la lutte contre la ségrégation scolaire.

COMMENCONS DANS LES ECOLES DE NOS/VOS ENFANTS…

https://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/20200827IPR85807/roms-lutter-contre-l-exclusion-sociale-la-pauvrete-et-l-antitsiganisme?fbclid=IwAR0L5_tBxkWGIXpVGHQtvioETS-wyHyp8frL5SZoz4l5ZtaDYb-PZxJLqv0

« Apprenons à vivre ensemble comme des frères, 
sinon nous allons mourir ensemble comme des idiots »
Martin Luther King.


jeudi 18 mars 2021

Bilan du 1° trimestre scolaire

 Quelques chiffres témoins de l’action de C.L.A.S.S.E.S.

A la fin du mois de décembre 2020,

  • 399 enfants avaient été en contact avec C.L.A.S.S.E.S. sur le 1er trimestre

  • 307 étaient scolarisés ou supposés scolarisés

  • 202 étaient suivis de près par l’association

  • 105 étaient suivis de plus loin, ou partis dans des structures d’hébergement

  • 92 étaient en contact avec C.L.A.S.S.E.S., en attente de scolarisation

 

Comparés aux résultats du 1° trimestre de l’année scolaire 2019/2020, ces chiffres sont en augmentation.
Nous le devons au travail de notre médiateur scolaire, Sebastián POUSTHOMIS, à nos côtés depuis août 2020 et qui travaille sur des squats à Feyzin et Villeurbanne.
Nous le devons également aux liens noués avec de petites associations locales qui accompagnent des familles syriennes ainsi qu’au partenariat avec l’association LAHSO qui nous informe sur les familles en demande d’école lors de passages dans leur accueil de jour. Nous le devons enfin à la persévérance des bénévoles qui poursuivent le travail sans relâche.

Les enfants suivis sont accueillis dans 90 établissements différents. Si on prend en compte tous les enfants connus de C.L.A.S.S.E.S., le nombre d’établissements atteint 126 et ces établissements sont répartis sur 24 communes.

Quant aux lieux de vie des familles, pour les 399 enfants en contact avec C.L.A.S.S.E.S., on notera au minimum :

  • 53 lieux de vie précaires répartis sur 15 communes

  • 57 familles hébergées ou logées sur 21 communes différentes